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GABON: LES DROITS DE L'HOMME SONT ENCORE TRES LOIN

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GABON: LES DROITS DE L'HOMME SONT ENCORE TRES LOIN

Message par Le Negrier le Mer 14 Jan - 13:24

Gabon : Libération provisoire des responsables d’ONG et des journalistes accusés de complot
mercredi 14 janvier 2009 Jossart Muanza(AEM)
Cette répression serait surtout le fait d’André Mba Obame, le ministre de l’intérieur (sur cette photo) selon le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR)



Un journaliste, un gendarme et trois responsables d’ONG interpellés fin décembre sous l’accusation de « propagande orale ou écrite en vue de l’incitation à la révolte contre les autorités » ont bénéficié d’une libération provisoire lundi à Libreville. Une accusation qualifiée par Bruno Ben-Moubamba, porte-parole des Acteurs Libres la Société Civile Gabonaise en Europe de « Complot du réveillon conçu par l’entourage présidentiel lui-même en vue de sa prise programmée du pouvoir ». Selon ce militant, l’objectif inavoué de ce complot était de « décrédibiliser la plainte déposée à Paris sur les biens mal acquis, d’étouffer la liberté d’expression de la société civile, notamment PWYP au Gabon, et d’affaiblir davantage l’actuel Chef de l’État Gabonais ». Cette analyse s’appuie notamment sur la présence parmi les personnes qui avaient été incarcérées de Gregory Ngbwa Mintsa, un Gabonais associé à une plainte d’ONG françaises visant les présidents gabonais, congolais et équato-guinéen.

Le document visé par ces interpellations serait une lettre ouverte au président gabonais, publiée en décembre par Bruno Ben Moubamba qui demande notamment « des comptes sur la gestion financière du pays depuis 40 ans ». Cette répression serait surtout le fait d’André Mba Obame, le ministre de l’intérieur, selon le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR) qui accuse : « Depuis que ce dernier a pris la direction de ce département stratégique, le Gabon s’est malheureusement retrouvé sur le chemin de retour au monopartisme. Certains acquis importants de la Conférence nationale de 1990, tels que la liberté de la presse, la liberté d’opinion et la liberté de se réunir, ne sont plus jamais respectées. ».

Parmi les cinq hommes poursuivis par le pouvoir de Libreville figurent Marc Ona et Georges Mpaga, responsables d’ONG, Gregory Ngbwa Mintsa, un Gabonais associé à une plainte d’ONG françaises visant les présidents gabonais, congolais et équato-guinéen, Gaston Asséko, journaliste et directeur technique de la radio privée catholique Sainte-Marie et Jean Poaty, un gendarme. Tous avaient été placés sous mandat de dépôt le 7 janvier, après avoir été inculpés de « détention d’un document en vue de sa diffusion dans un but de propagande » et « propagande orale ou écrite en vue de l’incitation à la révolte contre les autorités », des délits passibles de 5 ans de prison et 250.000 FCFA d’amende (380 euros), rapporte l’agence AFP.

Rédacteur en chef du journal « Tendance Gabon », Léon Dieudonné Koungou, arrêté en même temps que Gaston Asseko et inculpé dans la même affaire, avait été laissé, quant à lui, en liberté provisoire le 7 janvier.

Pour l’avocat des prévenus, Me Ruphin Nkoulou Ondo, les charges pèsent encore sur les prévenus comme une épée de Damoclès : « C’est juste une liberté provisoire. La procédure est encore pendante au cabinet du premier juge d’instruction car la mise en liberté provisoire a été ordonnée par le procureur de la République à la suite d’une requête évoquant notamment l’état de santé très très précaire de certains de mes clients » a-t-il précisé.

De son côté, l’organisation Acteurs Libres la Société Civile Gabonaise en Europe attribue cette décision à « la mobilisation sans précédent du peuple gabonais, des ONG internationales, de la société civile, de la diplomatie internationale, des institutions religieuses et de la diaspora gabonaise ». Ce dernier soutient même que « c’est une démonstration qui vient de prouver qu’il est possible de faire plier les vrais ennemis de l’État et des institutions de la République ». Et de conclure : « Un espoir immense est né de cette épreuve. » Pour sa part, Reporters sans frontières déclare, dans un communiqué diffusé mardi, « prendre acte de cette remise en liberté provisoire. » |Jossart Muanza (AEM)



SOURCE: http://afriquechos.ch/spip.php?article3828

Le Negrier

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Re: GABON: LES DROITS DE L'HOMME SONT ENCORE TRES LOIN

Message par ANAKIN le Mer 14 Jan - 22:28

Je souhaite beaucoup de courage a ses vayants combatants. Le combat sera difficile mais un jour tous ses dictateurs seront une histoire du passe.

ANAKIN

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Re: GABON: LES DROITS DE L'HOMME SONT ENCORE TRES LOIN

Message par Silver le Jeu 15 Jan - 4:38

Bongo m'a toujours semble etre l'un des dictateurs "moderes" en Afrique, disons qu'il a toujours ete discret/malin dans ses magouilles. On dirait que cette plainte dont il fait lobject depuis un moment, le derange beaucoup:

http://okapi360.pureforum.net/actualites-f3/bongo-sassou-nguesso-et-obiang-nguema-font-de-nouveau-lobjet-dune-plainte-en-france-t403.htm

Surtout que ca vient du pays qui l'a fabrique et maintenu au pouvoir, la douce France. Paranoia.

Silver

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Re: GABON: LES DROITS DE L'HOMME SONT ENCORE TRES LOIN

Message par le passant le Ven 16 Jan - 12:24

mon frere, omar bongo n'est pas moindre en tant que dictateur. il a tout simplement beneficie d'une presse occidentale qui fermait les yeux sur sa ditature.ce type a les mains aussi sales que les autres monstres que l'afrique aie connu. la conference nationale etait sensee faire avancer la democratie dans les pays , mais le pays est entrain de reculer. bongo manipule la consititution pour se maintenir au pouvoir. maintenant il veut cree un grand climat de peur, soit tu es avec lui et rien ne t'arrive, soit tu es contre lui et il te rend la vie impossible, s'il ne te tue pas.

le passant

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